Quatre noms sur le planning, et une question qui revient sans cesse à l'accueil. Voici comment s'y retrouver, selon votre énergie et ce que vous cherchez.
« Lequel je prends ? » C'est sans doute la question qu'on nous pose le plus souvent à l'accueil. Le planning affiche quatre pratiques, chacune avec un nom qui ne dit pas grand-chose quand on débute. Alors faisons simple : voici ce qui se passe vraiment dans chacun de nos cours, et pour qui il est fait.
Un premier point rassurant : tous nos cours sont accessibles aux débutantes. Le nombre limité de places permet à l'enseignante d'adapter chaque posture. Il n'y a donc pas de mauvais choix, seulement des choix plus ou moins adaptés à votre envie du moment.
Le hatha doux : la base solide
Le hatha est la forme de yoga la plus classique. On y travaille des postures tenues plusieurs respirations, avec une attention particulière portée à l'alignement : où sont les pieds, comment s'allonge le dos, que font les épaules.
Comment se passe le cours : on entre dans chaque posture lentement, on y reste, on en sort, on fait une pause. Le rythme laisse le temps de comprendre ce que l'on fait.
Pour qui : c'est le cours que nous recommandons en premier. Il pose les fondations qui serviront dans toutes les autres pratiques. Il convient aussi très bien aux personnes qui aiment comprendre, poser des questions, sentir les détails.
Durée : 75 minutes.
Le vinyasa lent : quand on a besoin de bouger
Dans le vinyasa, les postures s'enchaînent au rythme de la respiration. Une inspiration pour lever les bras, une expiration pour se pencher en avant, et ainsi de suite. Cela crée un mouvement continu, presque une danse.
Beaucoup de studios proposent un vinyasa rapide et sportif. Le nôtre est volontairement lent. On garde la fluidité, mais on prend le temps de chaque transition, pour que le mouvement reste précis et que le souffle ne s'emballe pas.
Pour qui : si vous avez besoin de vous dépenser, de transpirer un peu, de sortir d'une journée assise. C'est aussi un bon cours pour celles qui s'ennuient à tenir les postures longtemps.
Niveau conseillé : idéalement après quelques séances de hatha, mais une débutante motivée s'y sentira bien.
Durée : 60 minutes.
Le yin et restauratif : le grand relâchement
Ici, tout se passe au sol. On tient chaque posture de trois à cinq minutes, soutenue par des bolsters, des briques et des couvertures. Le but n'est pas de travailler les muscles, mais de laisser le corps se relâcher en profondeur.
Cela peut surprendre : on a parfois l'impression de ne rien faire. Puis, au bout de quelques minutes dans une posture, on sent quelque chose se dénouer, dans les hanches, dans le bas du dos, dans la respiration.
Pour qui : les semaines chargées, les périodes de fatigue, les moments où l'on se sent à cran. C'est aussi un excellent complément à une activité sportive plus intense.
Durée : 75 minutes.
Souffle et méditation : l'essentiel, sans posture
Ce cours plus court se pratique assise, sur un coussin ou une chaise. On y explore différentes techniques de respiration (le pranayama), puis on termine par une méditation guidée.
Pour qui : celles qui veulent apprendre à se calmer rapidement, mieux dormir, ou simplement découvrir la méditation sans pression. Il n'y a aucune condition physique requise.
Durée : 45 minutes.
Trois questions pour vous décider
Quelle est votre énergie en ce moment ? Vous débordez : vinyasa lent. Vous êtes épuisée : yin et restauratif. Vous êtes entre les deux : hatha doux.
Qu'est-ce qui vous attire ? Comprendre et construire : hatha. Bouger et respirer ensemble : vinyasa. Lâcher prise : yin. Apaiser le mental : souffle et méditation.
Combien de temps avez-vous ? Si 75 minutes vous semblent impossibles cette semaine, le cours de 45 minutes reste une vraie séance.
Et si vous ne savez toujours pas ?
Commencez par le hatha doux. Puis, au fil des semaines, essayez les autres. Beaucoup de nos élèves finissent par combiner deux cours : un plus actif en début de semaine, un plus doux le week-end. Votre pratique peut changer avec les saisons, avec votre vie, avec votre humeur. C'est même tout l'intérêt.


